Big brother is watching you...
Au nom du principe de précaution et de la lutte contre le terrorisme, ce n'est malheureusement pas nouveau, nous sommes prêts à laisser mourir un certains nombre de nos libertés.
Ce n'est pas un scoop puisque le mouvement est en marche.
Pour preuve Julien Coupat qui est toujours en prison et tout le monde s'en fout.
Pour preuve aussi cet article sur Rue89 que vous trouverez en lien ici.
Résumé de l'histoire ?
Un mec envoie un sms à son pote où il écrit : "pour faire dérailler un train, t'as une solution ?"
Un bon citoyen, qui sans doute travaille chez Bouygue Télécom, balance l'info aux flics qui débarquent chez le destinataire du SMS : arrestation et garde à vue, pour "non dénonciation de crime". L'auteur est bien entendu également mis en cause, auditionné et son domicile perquisitionné.
Pour Bouygues Télécom, ça la fout mal : une correspondance privée qui se retrouve chez les flics, c'est pas bon pour l'image.
Par contre, le procureur d'Abbeville, Eric Fouard, déclare :
"L'opérateur à le droit de consulter ces messages et le devoir d'alerter les autorités s'il estime qu'un crime ou un délit est susceptible d'être commis", et justifie la garde à vue par le "principe de précaution qui prévaut en matière de terrorisme".

En la matière, nous atteignons quand même un degré d'hystérie plutôt inquiétant !
Ce n'est pas un scoop puisque le mouvement est en marche.
Pour preuve Julien Coupat qui est toujours en prison et tout le monde s'en fout.
Pour preuve aussi cet article sur Rue89 que vous trouverez en lien ici.
Résumé de l'histoire ?
Un mec envoie un sms à son pote où il écrit : "pour faire dérailler un train, t'as une solution ?"
Un bon citoyen, qui sans doute travaille chez Bouygue Télécom, balance l'info aux flics qui débarquent chez le destinataire du SMS : arrestation et garde à vue, pour "non dénonciation de crime". L'auteur est bien entendu également mis en cause, auditionné et son domicile perquisitionné.
Pour Bouygues Télécom, ça la fout mal : une correspondance privée qui se retrouve chez les flics, c'est pas bon pour l'image.
Par contre, le procureur d'Abbeville, Eric Fouard, déclare :
"L'opérateur à le droit de consulter ces messages et le devoir d'alerter les autorités s'il estime qu'un crime ou un délit est susceptible d'être commis", et justifie la garde à vue par le "principe de précaution qui prévaut en matière de terrorisme".

En la matière, nous atteignons quand même un degré d'hystérie plutôt inquiétant !
- d'un, une personne voit passer ce message, le trouve très inquiétant et alerte les autorités. Le contrôle suprême, qui transforme le quidam en auxiliaire de police : chacun contrôle tout le monde, on a enfin réussi à mettre un flic derrière chaque citoyen !
- de deux, un procureur justifie la violation du secret de la correspondance par les opérateurs s'ils "estiment" qu'un crime est en cours. A une personne donc, dont ce n'est pas le métier, de déterminer le risque et d'en assumer la responsabilité en le dénonçant ou pas. On fonce droit vers la subjectivité et en matière de justice, ça craint vraiment.
- de trois, le principe de précaution autorise la police à vous mettre en garde à vue, même si aucun crime n'a été commis. Autrement dit, il vaut mieux un innocent en prison qu'un coupable en liberté ! C'est exactement par ce même glissement que les Etats Unis en sont venus à autoriser la pratique de la torture : pour préserver les libertés, il convient de sacrifier certains principes. Et le bon citoyen dit "amen" en rétorquant aux contradicteurs dans mon genre "quand on a rien à se reprocher, on n'a pas de raison de craindre ces mesures". Ben... Si. Justement. La preuve !
- de quatre, le politiquement correct fait des ravages même chez Rue89 qui qualifie la blague de "mauvaise blague", simplement parce qu'elle parle de catastrophe ferroviaire. Quand il y a des morts, c'est pas rigolo, faut pas rire. Bouh, c'est mal ! On a pas le droit de rire sur le malheur des autres !
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